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En 2011, le Futuroscope met en joue le 8e continent.

par Jonathan Lutaster

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Lundi 09 mai 2011 - 17:39


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Laissez-vous guider

« Notre planète est composée de 7 continents, mais notre monde moderne a produit un nouveau territoire artificiel baptisé le 8e continent. » Telle est l'introduction à la grande nouveauté 2011 du Futuroscope. Découverte.

Une attraction sur un vrai problème environnemental.

Au fil des décennies de consommation, l'humain a eu tendance à placer son confort personnel au premier plan, au détriment du collectif, et de la Planète. De grands groupes et armateurs ont trouvé la solution facile de jeter/vider/relarguer à la mer ce qui devenait encombrant, les décharges sauvages ont poussé partout dans le monde, et une partie de la population a perdu le sens du déchet, en abandonnant où bon lui semblait ce qui mettra des années à disparaitre. Même si en Occident les législations et les mentalités changent, des dizaines de pays du tiers-monde qui s'industrialisent ou deviennent trop touristiques relarguent à leur tour des tonnes de déchets à la mer.

Le problème du déchet a donc été repoussé loin de la vue, mais il n'a pas disparu... Charrié par les courants, il a finalement remonté aux yeux de scientifiques et navigateurs... Les déchets abandonnés ont fini par se regrouper au fond et la surface des océans, au point de former une plaque de centaines de milliers de kilomètres, d'où son nom de 8e continent. Il a été découvert en 1997 par le Capitaine Charles Moore, lorsque son embarcation s'est retrouvée piégée dans une soupe de plastique au beau milieu du Pacifique, entre Hawaï et la Californie.

Oui au shooting intelligent !

Depuis plusieurs années, le Futuroscope réfléchissait à installer de nouveau un grand jeu interactif, le dernier ayant fermé ses portes en 2003 (Métropole Défi). Mais le parc ne voulait pas installer un simple shooting game, encore moins sur le thème western. Une thématique plus dans l'esprit du Futuroscope a du être développée, et l'idée de demander aux visiteurs de nettoyer les océans a germé.

Le bâtiment de l'attraction.
Le bâtiment de l'attraction.
© Futuroscope 2011
© Futuroscope 2011
Rendu préparatoire de l'attraction.
Rendu préparatoire de l'attraction.
© Futuroscope 2011
© Futuroscope 2011


Le décor est donc planté : A l'aide d'un pistolet à air pur, baptisé trash-buster, les visiteurs vont devoir tirer sur les déchets, qui parfois se sont transformés en d'étranges créatures, afin de les réduire en air pur. On notera que pour mieux faire passer le message auprès des visiteurs, le parc s'est concentré sur les macros déchets, en mettant de côté la soupe de plastique (milliards de micro-particules de plastique mélangées au milieu marin), qui reste la principale matière du 8e continent.

L'histoire, un liant entre le côté pédagogique et le côté ludique.

Dès la file d'attente, les visiteurs peuvent découvrir les animaux-déchets qu'ils vont voir dans l'attraction. Des informations pédagogiques sont également distillées sur des pancartes, pour faire patienter les visiteurs en s'instruisant.

La file d'attente en objets recyclés.
La file d'attente en objets recyclés.
© Futuroscope 2011
© Futuroscope 2011
Le labo de Marc et Sarah (pré-show).
Le labo de Marc et Sarah (pré-show).
© Futuroscope 2011
© Futuroscope 2011


Les aventuriers en herbe pénètrent ensuite dans le laboratoire de Marc et Sarah, les deux scientifiques-héros de l'attraction qui vont guider les visiteurs. C'est dans ce labo que sont entreposés les machines expérimentales et équipements d'exploration de Marc. Un animal-déchet surplombe les visiteurs dès leur arrivée, une sorte de calamar géant composés de tubes, de câbles et autres fils en matière plastique. C'est aussi ici que Marc, le scientifique écolo, a découvert le fluide qui transforme les déchets en air pur. Il a créé une arme pour contenir ce fluide, le trash-buster, un pistolet laser qui va lui permettre de s'attaquer au 8e continent... Accompagné de son assistante Sarah, Marc va guider les visiteurs dans ce périple.

Une fois les consignes expliquées, les visiteurs pénétrent dans l'une des deux salles de 40 places. Ils enfourchent leurs scooters marins, dégainent leurs trash-busters et leur mission débute. Ils doivent impérativement éliminer les déchets marins formant le 8e continent, en les changeant en air pur. Dès qu'ils éliminent un déchet ou vise un des monstres, ils cumulent des points. A la fin de chaque partie, les photos des 10 meilleurs joueurs sont affichées à l'écran.

L'une des deux salles de 40 places.
L'une des deux salles de 40 places.
© Futuroscope 2011
© Futuroscope 2011
Les scooters et leurs joueurs.
Les scooters et leurs joueurs.
© Futuroscope 2011
© Futuroscope 2011


L'expérience.

Pour parrainer l'attraction, la navigatrice Maud Fontenoy et sa fondation ont été sollicitées. C'est ainsi que dans la file d'attente, les visiteurs peuvent signer la charte des 10 engagements citoyens que la fondation porte, et déposer leur bulletin signé dans l'une des boîtes postées le long de la file d'attente. La thématisation de la zone d'attente a été réalisée par la société BCBG. Le parc revendique une file faite en majorité de déchets récupérés. Et la thématisation du pré-show a été créée par JoraVision, qui a déjà collaboré avec brio pour Arthur l'Aventure 4D. Quant à l'attraction et son film, on les doit à AlterFace. Il s'agit en fait d'un petit frère du très répandu Desperados, l'attraction-phare de la société (voir l'article lié ci-dessus).

Globalement, l'expérience est intéressante, et porte un message clair sans bourrage de crâne. La file d'attente est une curiosité à voir. Le pré-show est joli, mais il pourrait être mieux mis en avant, les visiteurs tournant le dos aux décors lorsqu'ils entrent. L'explication du fonctionnement pourrait elle aussi être plus détaillée, il n'est pas évident de comprendre les subtilités du jeu. Le film en lui-même est original. Le mélange histoire/séance de shoot peut être déroutant, et révèle à quel point il est difficile de mixer histoire et interactivité. Les mouvements des scooters marins sont fluides, et la musique bien choisie. L'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite n'est pas en reste, avec deux places dédiées. Le seul gros point noir, le gameplay qui reste perfectible. Pas évident de viser, de comprendre où va le tir, quand se terminent les séances de shoot, pourquoi le pistolet vibre, ou pourquoi le numéro s'allume en jaune ou blanc... et une gâchette des trash-busters vraiment trop longue. Mais on ne doute pas que le parc saura apporter les améliorations nécessaires pour rendre l'expérience parfaitement fluide.

Plus d'infos sur l'attraction et le parc sur le site officiel : www.futuroscope.com
La charte de la fondation Maud Fontenoy : http://www.maudfontenoyfondation.com/charte/index.htm

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