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Phantasialand continue son développement.

par Jonathan Lutaster

NOUVEAUTÉ

Mardi 13 janvier 2009 - 20:40


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ThèmesTags Parcs d'attractions - Nouveautes 2009

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A Cologne, le deuxième des parcs allemands en terme de visiteurs a fait du chemin depuis son ouverture en 1967. Et depuis le début du millénaire, les choses se sont accélérées, avec entre autres, l'arrivée de deux montagnes russes, les spinning coasters Winja's, et plus récemment Black Mamba, une montagne russe inversée. Les projets aux noms codés se sont succédés, et les développements du parc ne cessent de continuer.

La terre promise.

Pour son futur, Phantasialand voit grand !
Mais pour avoir les moyens de ses ambitions, le parc doit impérativement agrandir sa surface actuelle qui n'est seulement que de 28 hectares. Imaginée dans un premier temps à l'est du parc, cette extension se situait à proximité des riverains, et n'a donc pas reçu l'aval des autorités locales. Le projet a été revu, et se positionne désormais à l'ouest du parc.

Plusieurs possibilités ont été étudiées, et la dernière retenue se décompose en 2 zones situées de l'autre de côté de la route longeant l'entrée actuelle du parc :
- Une première de 16 hectares (en mauve sur le plan), articulée autour de la route nationale située à quelques dizaines de mètres du parc. Les autorités ont approuvé ce plan d'aggrandissement en décembre dernier, mais l'utilisation exacte de ces terrains doit encore être débattue et approuvée courant 2009.
- Une seconde de 14 hectares accolée à la première (en rouge sur le plan), que les autorités doivent encore céder. Si les habitants et les associations écologistes parviennent à un accord dans le futur, la localité pourrait débloquer l'utilisation de ces terrains à Phantasialand.

© ParkOtheK


Reconstruire pour continuer de grandir.

Pour l'heure, le développement sur de nouvelles parcelles n'est pas encore possible, mais le parc continue de renouveller son offre en ré-aménageant des zones existantes.

2007 aura vu l'arrivée de Talocan (voir notre article) dans un espace très restreint, en remplacement d'une ancienne attraction, et en opérant quelques ré-organisations de la zone.

Pour l'horizon 2010-2011, le parc prévoit de remodeler toute la zone située au bout de l'allée principale et commerçante. Le carrousel présent sur cet emplacement va être déplacé, et l'ancien monorail qui encerle le parc va également être supprimé. Seraient également sur le départ la grande roue, l'aire de jeux, et la rivière à bouées située à gauche du carrousel.
Mais ce n'est pas la seule attraction qui va faire les frais de ce jeunisme, l'ancien (et vétuste) dark-ride sur le thème des Mille et une nuits va être démoli pour faire place nette. Aucune annonce officielle n'a encore été faite quant à l'utilisation de cet espace.

Rivière à bouées. © Jonathan Lutaster Vue de la zone prochainement remodelée. © Jonathan Lutaster Le dark-ride des 1001 Nuits. © Jonathan Lutaster


Wakobato, un Splash Battle High-Tech.

Mais en attendant, 2009 verra l'arrivée d'un Splash Battle. Prévu à l'origine pour 2008, mais repoussé d'une saison, c'est en avril prochain qu'il accueillera ses premiers visiteurs. Ce Spash Battle est un nouveau produit du constructeur Preston et Barbieri, qui ne commercialisait jusqu'à présent que des modèles sur rail ou des bateaux tractés. Le modèle livré au parc allemand est constitué de bateaux autonomes, qui naviguent dans une voie d'eau flottante en métal, et qui peut-être installé sur n'importe quel plan d'eau, qu'il soit naturel ou artificiel.

Le modèle réalisé pour Phantasialand, baptisé Wakobato, est installé sur le lac naturel du parc. Lac qui n'avait encore trouvé aucune utilité à cause du caractère protégé de l'endroit, et des contraintes qui en découlent. Ce modèle développé par le constructeur italien répondait parfaitement aux besoins du parc.
La longeur du parcours est de 320 mètres, et le quai d'embarquement est long de 30 mètres. L'attraction dispose de 12 bateaux de 8 places (avec une possibilité de rajouter 4 bateaux supplémentaires par la suite), ce qui procure à l'attraction un débit horaire de 980 personnes par heure. Les bateaux sillonnent le canal de façon autonome, ce qui impose l'utilisation d'une technologie embarquée novatrice, dont en voici quelques caractéristiques :

- Les bateaux avancent grâce à une hélice alimentée par des batteries.
- Les batteries ont une autonomie de 12h, et pèse 1 tonne chacune.
- Chaque bateau est équipé d'un réservoir d'eau de 200 litres pour alimenter les canons en eau propre, avec un temps de remplissage en station de 45 secondes.
- Les bateaux disposent d'un système anti-collision, et peuvent être pilotés à distance depuis le quai.
Le poids de chaque bateau atteint de fait les 3,7 tonnes, et le coût de fabrication de chacun est multiplié par 4 comparé à une version standard. De quoi qualifier cette attraction d'high-tech.

Un des bateaux sur une voie de test.
Un des bateaux sur une voie de test.
© Preston et Barbieri
© Preston et Barbieri
Plan des embarcations.
Plan des embarcations.
© Preston et Barbieri
© Preston et Barbieri


Phantasialand continue donc de miser sur une stratégie de renouvellement quasi-annuel, en ajoutant chaque année un atout innovant ou inédit à son offre. Peu de parcs pratiquent actuellement cette politique en Europe, qui s'avère pourtant payante, avec une augmentation constatée de la fréquentation de 28% sur 3 saisons d'exploitation. Elle est passée de 1 950 000 visiteurs en 2005, à 2 500 000 visiteurs en 2007.
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